L’«Après Cancer » : Un nouveau « plan » bien être

Après une telle maladie, nombreux sont ceux qui veulent prendre soin de leur santé du mieux qu’ils le peuvent. Comment agir ? Que faire pour vivre en meilleure santé possible après un cancer ? 

            D’une personne à l’autre les besoins sont différents. Il peut s’agir de retrouver de la force physique, de l’endurance, afin de reprendre confiance en son corps et en ses capacités, notamment au travers d’une activité sportive. Pour d’autre, le but sera de minimiser les effets secondaires encore présents. Ou simplement pour diminuer le risque de récidive.

            Prendre soin de sa santé dépend aussi des anciennes habitudes, comme par exemple, de limiter les excès en arrêtant de fumer, ou en se protégeant plus efficacement du soleil.

            Les traitements lourds et éprouvants ont laissé des cicatrices physiques, et psychologiques. Certes, rien ne garantit que le Cancer ne reviendra pas, mais mettre en place des actions, en fonction du parcours de chacun, de son besoin actuel c’est aussi se faire du bien, dans sa tête et dans son corps, pour s’adapter au mieux à cette période de transition qui suit la fin des traitements.

La surveillance : les visites de suivi

Les visites de suivi sont importantes car elles permettent non seulement de suivre comment le patient se remet du traitement, mais aussi de pouvoir faire part de toutes ses inquiétudes ou préoccupations sur son état de santé.

De manière générale, les visites de suivi comprennent un examen d’imagerie (scanner, échographie, radio…) et d’un examen clinique avec le médecin. Au début, durant les deux premières années, les visites sont rapprochées, à une fréquence de tous les deux ou trois mois. Elles s’espacent petit à petit, pour devenir annuelles après cinq ans de suivi. Il faut savoir qu’après un cancer, une surveillance à vie est indispensable.

Conseils :

De nombreux patients appréhendent ces rendez-vous et se sentent anxieux, angoissés à leur approche. Voici, quelques conseils, ou idées, pour vivre au mieux ce moment.

– Organisez-vous, en préparant votre dossier médical, sans oublier les résultats des derniers examens.

– Allez-y accompagné. Ne pas être seul peut être d’un véritable soutient.

– Pour vous aider à ne pas focaliser uniquement sur ce rendez-vous, essayer de prévoir une autre activité agréable à faire après la visite.

– Profitez de ce moment pour évacuer vos craintes, et retrouver une certaine tranquillité d’esprit en n’hésitant pas à mentionner une sensation ou douleur qui vous a inquiété, ou que vous jugez inhabituelle.

– Vous pouvez aussi partager avec votre médecin toutes vos préoccupations, et vos actions mises en place pour le maintien de votre santé, et recueillir ces conseils pour vous guider au mieux dans votre démarche.

L’alimentation : « bien manger »

Une bonne alimentation est bénéfique pour tout le monde, y compris pour les survivants du cancer. Après la période de traitement, la nutrition contribue à une amélioration de la qualité de vie, et intervient sur le risque d’apparition d’une récidive, ou d’un second cancer. De plus, le risque d’avoir d’autres pathologies, telles que des troubles cardiaques, peut être plus élevé après un Cancer.

D’un cas à l’autre, les recommandations alimentaires peuvent différer. Il est important de s’informer auprès de l’équipe médicale pour savoir si certaines restrictions alimentaires doivent être appliquées. L’aide d’un diététicien aussi peut être utile pour respecter certaines directives, par exemple, lors d’une perte importante de poids durant la phase de traitement, plus de calories devront être consommées jusqu’au retour du poids de santé.

La consommation de boissons alcoolisées, et la surcharge pondérale sont également des facteurs de risques nutritionnels. Ces derniers sont modifiables, via une bonne hygiène alimentaire et la pratique d’une activité physique.

Dans tous les cas, la prévention reste un enjeu important dans la lutte contre le cancer et la nutrition en fait partie en incitant à une alimentation équilibrée et diversifiée.

Depuis plusieurs décennies, de nombreuses études ont été menées afin d’identifier différents facteurs qui influencent l’apparition d’un cancer, ou au contraire, qui en protège. Il reste encore des incertitudes, mais il a pu être établi avec un niveau de preuve convaincant des facteurs nutritionnels qui ont pu être classés en deux groupes : les facteurs de risques et ce de protections. Certains aliments, consommés en excès, augmentent le risque de développer un cancer. Ces facteurs de risque sont les boissons alcoolisées, les viandes rouges, la charcuterie, le sel et les aliments salés et les compléments alimentaires à base de beta carotènes. Au contraire, certains aliments diminuent le risque de cancer. Ces facteurs de protection sont les fibres alimentaires, les fruits et les légumes et les produits laitiers.

Pour en savoir plus cliquer ici : Alimentation : Comment diminuer le risque d’apparition du cancer ?

Comment  «  bien manger » ? Quelques conseils..

            « Bien manger », c’est avant tout avoir une alimentation variée et équilibrée, ce qui signifie que l’on peut manger de tout, mais en quantité raisonnable et en favorisant les aliments bon pour la santé (fruits, légumes, fibres..) et en limitant la consommation de produits gras, sucrés et salés. Cet équilibre se construit sur plusieurs repas, même  sur plusieurs jours. Un repas festif peut être compensé par un repas plus léger. Il n’est pas question de supprimer certains aliments plaisir, mais plutôt de les consommer en quantité raisonnable et adaptée.

           

Les nutritionnistes recommandent un rythme de trois repas par jour, en commençant par le petit déjeuner avec un produit céréalier, un produit laitier, un fruit, accompagné d’une boisson. Prendre un petit déjeuner tous les matins, peut vous aider à contrôler votre faim plus tard dans la journée. Le déjeuner ou diner doit comprendre une portion de légumes, de la viande ou du poisson, des féculents, un fruit, un produit laitier. Pour les adultes, deux produits laitiers par jour sont recommandés.

Un repère nutritionnel connu est de consommer cinq fruits et légumes par jour. Une astuce pour favoriser la diversification est de manger au moins un légume vert foncé et un légume orangé chaque jour.

            « Bien manger », c’est aussi prendre le temps de manger et de savourer chaque bouchée. Bien mastiquer facilite aussi la digestion. Le temps a son importance. Notre cerveau a en effet besoin de temps pour recevoir les signaux de l’estomac qui l’informent que l’on est en train de manger. Prendre son temps, c’est aussi savourer la saveur et le délice de chaque aliment que l’on a dans la bouche, et d’associer l’alimentation à la notion de plaisir, bien souvent oublié lors des repas engloutis trop rapidement. Partager un repas en famille, ou entre amis, est aussi un plaisir.

L’activité physique : «se bouger »

La pratique d’une activité physique quotidienne est bénéfique pour la santé. Rester actif après le traitement d’un cancer peut diminuer les risques de réapparition d’un Cancer, et limiter le risque de développer de nombreuses maladies chroniques.

Dans le cadre d’un « plan » de bien-être et de santé, être actif présente de nombreux avantages. L’activité physique améliore l’humeur, la qualité du sommeil, attenue la fatigue, réduit le stress et l’anxiété, augmente son estime personnelle et aide au maintien du poids de santé.

            Avant de commencer une routine d’activité physique au quotidien, il est conseillé d’en discuter avec son médecin pour voir quelles sont les activités qui sont sans danger et adaptées à l’état du patient.

Le but, pour commencer, est de viser une activité modérée de 30 minutes par jour. La marche rapide, le tai-chi, ou les exercices aquatiques sont des activités modérés. Mais les activités du quotidiens comme le ménage, le jardinage, monter des escaliers permettent aussi de rester actif.

Dans un premier temps, pour atteindre l’objectif de 30 minutes par jour, il est possible de fractionner l’activité en trois séances individuelles de 10 minutes dans la même journée. Au fur et à mesure, que le patient retrouve forme et force, il est possible de passer à des pratiques sportives plus soutenues, comme la course à pieds ou la natation. La régularité dans la pratique d’une activité physique est très importante.

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